dans Fenêtre sur l'Afrique

L’épopée de Soundjata Keïta : une imposture historique montée de toutes pièces

Un griot à Diffa – Niger / Source : Wikipédia Commons

Je me rappelle encore, comme si c’était hier, d’une de ces nuits de pleine lune d’Afrique où nous étions bercés dans un litanique chant de grillons et la mélopée stridente des moustiques. Nous trépignions d’impatience tout en grattant insouciamment de nos petits doigts de gamins nos corps meurtris de piqûres devant le perron de la chambre du griot Bandiougou, grand conteur à ses heures perdues. Pour le motiver à nous plonger, encore une énième fois, dans ces univers qu’il a l’art de rendre plus que vrais dans nos imaginaires, comme l’histoire de Soundjata, nous entonnions en chœur :

« Bandiougou, une histoire ! Bandiougou, une histoire !!! »

Devant notre insistance, il se décide enfin de sortir de sa minuscule chambre avec son « djéli n’goni », le célèbre luth traditionnel à 4 cordes des griots et une natte qu’il déroule aussitôt. Sans attendre qu’il nous invite à nous y installer, nous nous précipitons pour avoir la meilleure place, en formant un demi-cercle autour de ce conteur de talent qui ne se lasse pas de nous chanter et nous déclamer, comme ses ascendants avant lui le faisaient avec les nôtres, l’empire du Mali et ses grandes « figures historiques », Soundiata et compagnie. Bandiougou est Kouyaté, il est de la lignée des griots d’Afrique au sud du Sahara, la mémoire d’une tradition séculaire orale qui se transmet depuis des siècles de génération en génération.

A l’époque, nos postures et celles des adultes restaient toujours religieuses, tout comme maintenant, durant les veillées nocturnes, devant la télé ou toutes les autres sources qui véhiculent avec grandiloquence cette épopée mandingue présentée comme sève de l’identité culturelle de toute l’Afrique de l’Ouest. Scientifiques, chercheurs et intellectuels africains s’investissent dans des thèses, des essais, des colloques ou des conférences et se penchent avec voracité sur cette tranche d’histoire dont on découvre de plus en plus les faiblesses.

L’origine du canular

Soumangourou Kanté, appelé « Roi de la forge » du fait de la maîtrise de cet art par son royaume, le Sosso, vit en parfaite harmonie avec son voisin de l’empire du Mali et son souverain, Naré Famagan Konaté (père de Soundjata), avant que celui-ci n’agisse en connivence avec des enturbannés porteurs d’une nouvelle idéologie venant du sable. Le royaume Sosso avait toujours été, avant cette nouvelle donne, le principal fournisseur du Mandingue en outils agricoles (daba, pioches) et militaires (flèches, machettes et boucliers).

Irrité par l’ampleur d’une traite négrière sans précédent entreprise par ce voisin indélicat, avec les Almoravides (Arabes), Soumangourou et son peuple de forgerons déclarent la guerre au Mandingue qui, malgré l’entente séculaire existante, venait se ravitailler en marchandises humaines dans les retraites initiatiques animistes du Sud. Soumangurou bénéficiera du soutien des griots et assimilés dans cette entreprise de défense de l’intégrité des Noirs en Afrique subsaharienne.

Suite à cette guerre entre voisins, l’enfant miraculé d’une poliomyélite, Soundjata, que les voyants de l’époque annonçaient comme futur empereur, se réfugie dans une ville fortement islamisée du Nord, Koumbi Saley, capitale des Soninké, dans l’actuelle Mauritanie. Les Almoravides se saisirent de l’annonce divinatoire et apportèrent une aide conséquente à Soundjata pour mettre fin à la résistance anti-esclavagiste mise en place par Soumangourou Kanté. Après l’éviction du roi du Sosso, Soundjata instaurera avec ses alliés affairistes, lors d’une grande rencontre appelée « Kouroukan Fouka », une nouvelle spiritualité dominante et une Constitution inspirée de la charia islamique. Ce nouveau texte remaniera en profondeur l’organisation sociale de l’Afrique au sud du Sahara, qui passera d’une structure linéaire à une structure hiérarchique basée sur la domination des nobles, les maîtres sur les hommes de castes.

A partir de cette date, on assiste alors à une remise en cause totale des us et coutumes existants et à la généralisation de l’attribution des prénoms arabisés en lieu et place de ceux issus de la culture locale du moment et de ceux qui ont existé par le passé. Le cas le plus illustre est celui donné au premier Noir, le roi Khary (dimanche ou le jour du marché en bambara), qui a monté une expédition maritime pour atteindre l’autre extrémité de l’océan Atlantique, l’Amérique pour être précis. Aboubakr 2 fut le nom qu’on lui aurait attribué, car conforme à la vision arabo-musulmane du paysage africain.

En représailles aux soutiens apportés à Soumangourou, les griots et assimilés seront classés comme des sous-hommes ou hommes de caste face aux nobles et seront définitivement mis à l’écart de toute implication dans la gestion de la citée. Une version de l’histoire du Mandingue, celle des vainqueurs, leur sera imposée de ce fait, en leur qualité de détenteurs de la tradition orale, pour être transmise à jamais à la postérité. Une partie des Soninké, réfractaires à la nouvelle doctrine à la mode, sera classée comme paria et sera bannie de cet espace géographique. Ils iront former plus loin, dans le Sud, la communauté des « Ban mana» (Ban : refus, mana : maître ou dogme) ou Bambaras, groupe ethnique de l’actuel Mali, littéralement « ceux qui ont refusé le dogme», sauvegardant ainsi leur culture et leur spiritualité d’origine. Aujourd’hui, au Mali, on retrouve encore des Bambaras authentiques qui clament cette origine et utilisent le même slogan d’appartenance de l’époque : « ni Allah sôna, a ma son » « Que Allah le veille ou pas ! ».

A partir de cette date, le négoce d’esclaves entre le Sud et les Almoravides prendra une ampleur extraordinaire, vidant cette région de ses bras valides, 200.000 têtes par an selon les statistiques.

Classifications des sources

La diversité des sources a apporté d’innombrables contradictions, non les moindres, entre la plupart des versions selon qu’elles viennent d’une lignée spécifique de griots, d’une chronique rédigée par les explorateurs arabes limités à Tombouctou entre le 12e et le 15e siècle, des œuvres romanesques contemporaines, théâtrales et scientifiques. Toutes les informations collectées à ce jour viennent de ces sources : proches dans l’espace géographique (griots) ou proches dans le temps (explorateurs arabes). A signaler que les intellectuels dans leur ensemble s’inspirent toujours de ces deux principales sources (griots et explorateurs arabes) et le restituent au gré de leur affinité ethnique, culturelle et religieuse.

Pour des gens moins aveuglés par leur proximité directe avec le sujet, ces séries d’approximations substantielles relevées de part et d’autre devraient forcément éveiller un doute certain. Mais tel est rarement le cas pour des raisons multiples et diverses.

C’est un peu comme l’histoire d’un petit garçon qui écoute en boucle le récit épique du vaillant prince auquel il s’identifie jusqu’au jour où il tombe sur la même histoire avec son héros dans la peau d’un moins que rien. Indescriptible peut être le choc qu’il subit. Certaines personnes, dans ces conditions, adoptent une posture légitime de déni total, un refus catégorique de voir leur rêve s’écrouler comme un château de cartes.

Assemblée constitutive de l'empire du Mali dirigée par Soundjata. Sur le banc des accusés, griots, forgeron, fins, garanké sont réduits en hommes de caste ou esclave à vie. Source Wikipédia Commons

Assemblée constitutive de l’empire du Mali dirigée par Soundjata. Sur le banc des accusés, griots, forgeron, fins, garanké sont réduits en hommes de caste ou esclave à vie. Source Wikipédia Commons

Le Kouroukan Fouga ou le banc des accusés

La charte du Kouroukan fouga, comparée, à tort, par certains à la Déclaration universelle des droits de l’homme, cache en vérité une des plus effroyables tragédies de l’histoire de l’Afrique noire. Elle pose les bases d’une société ségrégationniste lancée dans une vendetta contre une partie des peuples qui la constitue.

Fin 1236, un an après la bataille de Kirina qui marqua la fuite de Soumangourou, le puissant Roi thamaturge, dans une grotte, les nouveaux maîtres de l’empire du Mali font face à une forte contestation de l’autorité de Soundiata. N’ayant aucune preuve matérielle de la mort de Soumangourou, les habitants de son royaume gardaient toujours l’espoir de son retour imminent. Le Mandingue se voit ainsi partager entre inféodés à l’islam et anti-esclavagistes pour finalement tomber dans une espèce de léthargie. Durant un an, tout le monde se regarde en chiens de faïence. Les prémices d’une instabilité, qui serait catastrophique au nouveau pouvoir en quête de légitimité, sont flagrante. Le jeune Soundjata doit réagir, trouver une sortie de crise rapide qui le légitimerait devant son peuple divisé. C’est à partir de là qu’entre en jeu le génie que l’histoire lui attribue. Il orchestre alors une rencontre à grande ampleur à Kouroukan Fouga, dans les environs de Kangaba dans l’actuelle République du Mali, au cours de laquelle il pose, avec le concours de tous les adeptes du dogme des sables, les jalons d’une société nouvelle, conforme aux aspirations de ses partenaires enturbannés. Une effroyable et ingénieuse inquisition va alors être mise en place.

Coiffure bambara (source : Wikipédia Commons)

Coiffure bambara (source : Wikipédia Commons)

Soundjata décide, avec ses alliés, de réduire en hommes de castes inférieures toutes les entités ayant apporté un soutien quelconque à Soumangourou Kanté, à défaut de les exclure définitivement de l’empire. Beaucoup d’entre eux n’attendront pas l’annonce de cette terrible sentence et prendront le large vers le Sud et l’Ouest dans les régions de Koundara en Guinée et chez les Mandingo de la SénéGambie. C’est chez ces derniers que l’on peut trouver aujourd’hui les versions de l’histoire du Mandingue dans laquelle Soumangourou est hissé sur un piédestal digne de son rang.

Ce système instituera le plus long apartheid que l’humanité ait jamais connu, réduisant les griots et assimilés dans un semi-esclavage et une discrimination épouvantable qui est encore d’actualité. Les griots, les Niamakalas, les Founé, les forgerons et assimilés peuvent témoigner de cette ségrégation institutionnalisée qu’ils subissent encore en Afrique noire.

Au détour d’une lecture d’une transcription d’un illustre griot, Wa Kamissoko, qui accepta de livrer ses archives orales à son ami, Youssouf Tata Cissé, dans une des œuvres écrites, reconnue comme référence incontournable, le célèbre griot dit dans un passage évoquant l’investiture de Soundjata, peut-être anodin, mais lourd de sens : « Je ne peux pas tout dire, sinon… ». Wa Kamissoko n’est-il pas en train de dire par là qu’aucun pouvoir ne repose sur une légitimité absolue

Le déni

Toutes ces informations détaillées ici sont loin de sortir du néant, car elles ne sont, au contraire, pas inconnues des gens avertis. Les griots de tout bord, ceux se réclamant de la lignée de Balla Fassakè Kouyaté et ceux qui descendent des exclus du Mandé, distillent dans leurs différentes sagas orales des indices qui mettent la puce à l’oreille sur le mensonge qu’on leur intime de transmettre depuis neuf siècles.

Le déni de la réalité et  » le politiquement correct  » aidant, l’Afrique subsaharienne s’est accoutumée de manière stupéfiante à cette histoire déformée, épousant de ce fait une culture qui lui a été imposée dans le seul but de l’asservir.

C’est une institution qui est certes attaquée à travers ce texte, mais un besoin d’éclaircissement s’impose tant le mensonge à son origine est abject.

Le déclin de l’empire Sosso a ouvert les vannes du plus grand négoce d’esclaves noirs entre le Sud et les Almoravides du Nord et a conduit à neuf siècles d’égarements culturels de l’Afrique subsaharienne au profit d’une outrancière arabo-islamisation des us et coutumes.

Quid du maintien de la notion de sous-hommes entre Maghreb et Afrique noire, serait-elle à l’origine du racisme ? Cette question me revient chaque fois que je relis cette citation d’Ibn Kaldoum (1332 – 1406), historien médiéval et philosophe social musulman : « Les nations nègres sont en règle générale dociles à l’esclavage, parce qu’ils  (Nègres) ont des attributs tout à fait voisins à ceux d’animaux stupides. »

Des siècles d’impostures soutenues par une version formatée de l’histoire et acheminées, contre leur gré, par une partie des griots, ont fini par escamoter la vérité. Mais si vous écoutez bien certains de nos griots vous pourrez deviner dans leurs contes, dissimulé par des images et des ellipses le récit du roi Forgeron, voilà ce qui reste malgré tout de la mémoire d’une culture en perdition.

Solo Niaré

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Solo Niaré : Volontairement éclectique et pas que ! En ces lieux : excès d'Afrique | #Excision | #Paludisme | Accès à l'eau potable | Finance | et le tout validé par Obi-Wan Kenobi.

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55 Commentaires

  1. Dans cette histoire je ne prends aucun partie. Seulement, nous savons que selon toute logique se sont les gagnants d’une guerre qui écrivent l’histoire. Et nous savons que les perdants sont placés toujours au mauvais côté de la barrière.

  2. Normalement un homme de caste ne pouvait être souverain. Et soumaoro l’était. Et pourquoi subitement après la mort de Soumaoro les maître du fer devinrent subitement homme de caste. Mais ce qui me laisse perplexe concernant votre histoire est que les keita à la base sont des malinkes, appeler en senegambie « mandinka ». Et que leur capitale c’était Niani. Et Koumbi cétait la capitale de l’empire du Ghana des cisse. Soninkara.

  3. Il est difficile de dire de quel côté se situe la vérité, car nous savons tous que l’histoire de l’Afrique nous est rapportée par l’oralité.ce qui
    reste et demeure vrai, est que l’Afrique a subi deux(2) colonisations.
    Une colonisation arabe sous prétexte de l’islamisation et une autre colonisation occidentale sous prétexte de la civilisation.

  4. Si je récapitule, une vérité déformée depuis les XII et XIII siècle, vient d’être rétablie grâce à vous!! hein.., en dépit de l’évolution du monde et des méthodes de recherches, des siècle de recherches historiques et archéologiques personnes.. je dis bien personnes (ni historien, ni anthropologue, ni ethnologue) n’a été capable de trouver la faille!! Et vous, comme par magie, vous nous balancez un article basé sur QUOI?????!!!!!! le témoignage d’un??? rescapé de cette période!!! BRAVO!!!!
    Vous méritez sans doute un prix!! Rire

  5. Histoire intéressante mais différente de celle qu’on nous a enseigné à l’école.
    Dans votre récit le nom de famille de soundiata est KONATE est ce une erreur ou c’est l’histoire qui l’a changé en KEITA

  6. Bonjour a tous,
    je suis un passionne de l’histoire et surtout celle de ma patrie le mandingue je dirai que cette histoire n’est pas fausse car l’histoire a toujours été écrite par les vainqueurs donc je suis sur que Soumagourou n’etait pas un sanguinaire et sa défaite a entraine une extermination des sosse vers le senegal , la gambie et la casamance .
    je pense aussi que la victoire de sounjadja a entraine la naissance d’un empire extraordinaire donc pour resumer :
    l’histoire du mandingue reste magique et les vaincu aussi etait des heros .
    merci a tous

  7. Bonjour,

    À la lecture de cet écrit, je félicite son auteur pour avoir oser s’opposer à ce qui est plus qu’une histoire pour nous mais un mode de vie et simplement une vie, qui n’a pas été sidéré par la naissance de Soumangourou ou Soumaoro l’enfant à 3 mères biologiques (la première mère a couché avec son père, la seconde l’a porté au ventre pendant 9 mois et la dernière mère biologique l’a mis au monde), que Soumaoro pouvait passer à travers le trou d’une aiguille, qu’il pouvait faire ceci, cela etc….
    Pourtant les vainqueurs n’ont pas effacé ces bravoures et autres qualité de Sosso mansa, je suis certain que l’auteur ne sait pas donné beaucoup de peine à lire la charte de Kouroukan Fouga qui demeure de nos jours le socle, le point d’encrage de la société mandingue ou de l’Afrique de l’ouest tout court.

    Quand à Soundiata rendons lui tout le mérite au mieux qu’à César puisqu’il a été plus grand que lui.

    Que l’analyse continue pour le meilleur.
    Je rappelle que je suis à l’origine NIARE de Bamako et aujourd’hui DIARE de Guinée Conakry

  8. Bof, un tissu de mensonges et de suppositions. Certes, l’histoire a pu être déformée au fil des temps mais ce que vous racontez est totalement abjecte. Comment pouvez vous vous baser sur un seul témoignage et en détruire des centaines d’autres ? Je suis un vrai mandenka (ou malinké si vous voulez) et j’ai mal en vous voyant détruire l’une des rares preuves de l’esprit africain. La charte de Kurukanfuga n’est pas un complot, c’est au contraire un véritable hymne à liberté, ses rédacteurs sont connus si vous ne le savez pas. Vous ne connaissez certainement pas le mandé sinon vous saurez à quel point les griots se sentent fiers et utiles. Bref, je ne sais pas d’où vous vient cette soudaine envie de destruction mais renseignez vous, étudiez avant de raconter n’importe quoi !

    • Je suis désolé, la charte de kourounga fouga est plus qu’un complot. Même moi qui le dit , ça me fait mal, mais c la réalité. Je vous invite à lire l’article 17 de la charte de kourounga fouga. Les initiateurs savaient qu’ils mentaient.

  9. J’aime des sujets qui permettent de réfléchir, de donner à l’Homme l’envi de faire des recherches pour connaitre la vérité, et ce sujet fait partie.Nous savons tous comment l’impérialiste à écrit l’histoire de l’almamy Samory TOURÉ,comment il l’a décrit comme un sanguinaire,mais ils vous parlerons rarement ou pas du pont humain que Napoléon BONAPARTE a construit pour traverser un fleuve quand l’ennemi lui poursuivait, Napoléon a exécuté des soldats de sa propre armée pour obtenir ce pont de fortune. Une chose est claire, quiconque qui veut contredire ce recit ou qui veut l’accepter se doit faire des recherches à tous les niveaux possibles avant de choisir son camp, même à l’école nous avons appris des histoires que le griot vous contera autrement.Et moi je vais conclure en disant que tous les héros qui ont été contre l’esclavage,le colonialisme et le néo colonialisme ont toujours été aux yeux de leurs détracteurs comme des petits Hommes.

  10. -Le Premier des Nègres s’appelle Toussaint BREDA Louverture ( Haïti )
    -Le Deuxième des Nègres s’appelle Samory Toure ( Guinée )
    _Le Troisième des Nègres s’appelle Soundjata Keïta

  11. Cet article est révélateur d’un mal être récent en Afrique de l’ouest, notamment au Mali, depuis la guerre du Nord avec les Touaregs. Il y’a une volonté de la part de certains de donner une légitimité intellectuelle au racisme anti-arabe. Du coup, d’une arabophobie, nous sommes en train de passer à une islamophobie, puis à la remise en cause des fondement de notre propre histoire. Il veut magnifier ici l’animiste Soumaoro Kanté au profit de Soundiata Keita, qui pourtant n’est pas plus reconnu par sa religiosité, notamment musulmane.
    Cet article se base sur des raccourcis trompeurs, et son auteur doit savoir que ce qui ressemble à la vérité est parfois tout à fait faux. Évitons de détruire, sans argument irréfutable, le peu que nous avons en commun.

  12. C’est une lecture erronée de l’histoire et de l’épopée de Soundiata Keita. J’allais dire une tentative éhontée de travestir l’histoire du mali je ne sais à quelle fin. Quoiqu’il en soit, cette tentative de falsification de l’histoire ne repose sur aucune base scientifique et intellectuelle solide. L’art de la rhétorique utilisé par l’auteur ne suffit pas pour capter les esprits dotés de bon sens.

  13. IL est sur que cette histoire prête a la réflexion. Mais est ce qu’on ce basée sur cette seule version relatée par un non historien. C’est vrai que c’est le vainqueur qui écrit l’histoire mai quand même changer radicalement,t comme sa de point de vue il faut se baser sur de solide base.

  14. Tu devrais proposer cela à l’Union Africaine. Le devoir de vérité est un Droit de l’Homme. Merci pour ce réveil historique, ça m’impose de rediffuser notre émission tournée à Abidjan, vendredi prochain.

  15. Cet article me donne de grandes inspirations et surtout fait ressortir que les mandingues ont pratiqué l’asservissement d’un peuple culturellement très riche. or, ironie de l’histoire, ce sont ces mêmes mandingues qui traitent les autres ethnies du sud du sahara et plus particulièrement les peuls d’esclavagiste. Quelle honte!! Merci au rédacteur de cet article qui contribuera certainement à rétablir la vérité!

  16. Merci M. NIARE
    Je suis entièrement daccord avec vous sur certains points, car le Mandé vie avec de mensonges, des deformation de l’histoire. La première chose dont les mandékas ne voulaient pas c’etais l’abolition de l’esclavage par soumangourou. Ce qui me fait mal dans tout cette histoire c’est qu’on parle pas du bien de ce homme qui à fait dabord de soundiata un homme cette phrase à un sens. Il est a la base de la médicine traditionnelle ( la geurrissons par les plantes , les racines , et les ecorses, le premier ingénieur de son temps et durant son regne de 35 ans , il n’ya pas eux de famine dans le sosso bref ce qui me fait aussi mal c’est l’ingratitude des kouyate envers soumaoro qui les a donner le nom de famille Kouyaté. Malien , guinéen, Sénégalais, gambien etc savez comment soundiata Konaté, Keita est mort, il faut pas se le caché cher du mandé bien sur c’est à cause d’une femme, il fut tuez par un chasseur peuhl à cause de sa femme, et avec l’aide des siens dont le corps à été scrupulesement camouflé par ses généraux soit disant q’u’il c’est noyé. Mandéka refléchissez, c’es t pourquoi cette segrégation des blanc envers le noir ne me dis rien puisque entre nous il y a cette segrégation.

  17. Cette relecture critique de l’histoire de notre cher continent est fort appréciable. L’effort de comprendre les événements et de les reconstituer est à saluer. Cependant, pour détruire un récit déjà tout admis comme celui de cette merveilleuse épopée mandingue, il faudrait proposer des arguments solides et un discours encore plus convaincant, d’où je déplore un peu le fait que les sources du travail n’aient pas été révélées de en vue d’accorder plus de crédibilité à votre thèse. Merci

  18. Hello Solo,
    Texte super bien écrit. C’est une histoire haletante, toutefois comme quelqu’un l’a bien mentionné dans les commentaires, l’histoire est généralement écrite par les gagnants.
    Férue d’histoire africaine, j’ai encore publié il y a quelques mois sur mon blog, un hommage à Soundiata Keita.
    Ton billet m’ouvre à d’autres horizons, qui font du sens, ont de la relevance mais manque quelque peu de source. Source pour moi ne s’apparente pas forcément à livres, etc.. La tradition africaine est avant tout orale… mais pour un postulat aussi fort…il faudrait plus, il me semble.
    En tout cas, c’est une belle leçon, rien n’est fixe. Cependant une chose demeure, qu’on parle de Soumangourou ou de Soundiata, des sentiments, des caractères demeurent dans l’une ou l’autre des thèses: courage, abnégation, amour pour son peuple. Que cela soit en réalité le fait de Soumangourou ou celui de Soundiata, ce sont des valeurs qui devraient nous être plus chères. Merci encore.

  19. Emouvant et vraiment à lire et relire. Bon courage Mr Niaré, vous le savez certes bien que les Hommes répugnent d’apprendre ce qui contrarie leurs croyances et connaissances acquises de longues dates. Et ceci malgré le fait que ces acquis ne sont basés souvent que sur des vieux récits « arrangés » au gré des maîtres du moment. En France pour que le Général De DAULE soit héros à jamais, il a fallu condamner le Maréchal PETAIN à mort.. Pour l’histoire du Mandé, je partage votre OPINION et même si certains actes que vous décriez n’ont pas été tels que vous les décrivez. Il est certes clair que la bataille de Soumangourou était motivée par le penchant esclavagiste des Mandékas. Et c’est clair aussi que les conclusions de la charte de Kouroukan Fuga ont donné à 5 familles de marabout le droit de se faire respecter par tous les autres citoyens. N’y a t il pas là les sources de l’asservissement même si Soundjata KEITA (Keita et Konaté sont la même famille) ne fut pas musulman. Qu’on le veuille ou pas (je suis mandingue) la libération des initiatives à la fin de la dictature sanguinaire (oui il y en eu malgré tout) a permis de faire prospérer le commerce des esclaves avec les Almoravides qui ont été en réalité les premiers et plus grands esclavagistes que l’Afrique ait jamais connus. Et tout cela fut facilité avec l’alibi de l’Islamisation. Nous vivons (tous les africains) encore les suites des deux colonisations (Islamisation et Civilisation). Bon courage, je souhaite échanger avec vous sur ces sujets, puisque c’est très intéressant. Bon courage à vous

  20. En lisant certains commentaires, je pense que Mr Niaré n’a pas déformé l’histoire. Il en a fait une autre analyse et tirer d’autres conclusions dont nous avons été nourris du contraire des siècles durant. Et en le disant il se réfère à certaines migrations de populations ayant refusé la défaite. Même les Dogons et les Mossis ont quitté le Mandé sur des cas similaires C’est dire qu’il y a aussi à coté de la Fierté exprimée sur les exploits du Mandé Mansa, une certaine Défaite aux conséquences multiples sur la dignité de l’Homme noir en général, sinon du mandékas en particulier. Malgré sa défaite et sa disparition l’Afrique a continué à profiter des outils conçus et produits par l’Ingénierie du Sosso de Soumangourou: flèches, lances, dabas, haches, couteaux et bien plus tard les fusils, etc…On peut souvent croire qu’on est sauvé d’une épreuve alors que c’est le contraire. Mais Quand l’Esprit va en Prison, le Corps Physique n’a plus le choix de sa destination. C’est ce que l’Afrique vit encore à ce jour. C’est ma conclusion

  21. Ce que vous dites est bcp plus proche de la Vérité que cette légende crée de toutes pièces par les arabes et leurs affidés. D’ailleurs vous devez certainement savoir que Le Coran est une arnaque et que Mahomet est un faux prophete. Ceci explique cela. En tout cas tant que l’homme noir devrait se réveiller et se réapproprier sa dignité

  22. Bonjour,
    Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur de l’article (M.SOLO). Au vu des commentaires sur ton article, il est indéniable que l’on ne peut nullement évoquer aujourd’hui un pan de notre histoire véritable sans être attaqué de toute part. Je l’en veux pour preuve ceux qui pensent que si aucun historien ou anthropologue n’ait pu relaté les faits de la sorte, SOLO, est en train de faire une diversion. D’autres trouveront le texte complètement vide de sens et n’obéissant qu’à une forme objective. Le Noir est bel et bien le contestataire de sa vraie de sa vraie histoire…
    Vivement que les intellectuels comme SOLO émergent pour le rétablissement de notre patrimoine historique…

  23. Des preuves ? Les Africains qui s’en prennent constamment aux « toubab » et à la colonisation du XIXe siècle, laquelle aura duré 150 ans, ont ils la mémoire sélective au point d’oublier que les premiers esclavagistes ont été les Almoravides (« Al Mourabitounes » en arabe), des Berbères qui ont colonisé l’Afrique de l’Ouest subsaharienne durant 4 siècles ! Ignorent-ils que cette belle religion dont ils parlent abondamment sur tous les sites sociaux leur a été imposée par la force et sous la menace, tandis que leur ancêtres étaient autrefois animistes, avaient le droit de boire de l’alcool (le dolo), d’assister à des représentation de marionnettes, et se vêtissaient à peine ? Ne voient-ils pas que c’est aujourd’hui encore par la force et par le terrorisme que les Arabes veulent étendre leur religion au reste de la planète et imposer la charia à chacun d’entre nous ? Aussi, sans vouloir plagier Marx et Engels, j’aimerais dire aux Africains, aux Européens, et aux peuples encore libres « unissez-vous » pour lutter contre cette religion qui tue l’homme, qui l’asservi, qui refuse son bonheur et ne veut pas qu’il vive en paix ; « unissez-vous car vous n’avez rien à perdre, à part vos chaînes », et la religion en est une, et non des moindres ; une chaîne plus difficile à retirer encore que celles que l’on met aux pieds et aux mains , parce qu’elle est insidieuse, subrepticement distillée dans nos esprits, pour mieux nous asservir. Si vous voulez être libre, n’adhérez à aucune religion, n’adhérez à aucun parti. Gardez votre libre arbitre, et comme Soumaoro Kanté, comme Gandhi, comme Mandela et bien d’autre encore : R E S I S T E Z !!

  24. Tout à fait passionnant, dommage que je ne lise cet article que maintenant.
    Oui, il y a de forts indices qui tendent à penser que Kanté n’était pas le « grand méchant » et Kéita le « gentil », mais juste un seigneur qui a tenté, et réussi, à être « kalife à la place du kalife ».
    Du reste, j’aime à me dire que tous deux sont de grands seigneurs africains, pour autant que je puisse regretter l’islamisation massive de ces contrée suite à Kéita, des mémoires à saluer et respecter. Après tout, il n’y a pas vraiment de gentil ou de méchant dans l’histoire, juste des forts et des moins forts. Chacu rejaillissant en bien ou en mal sur son peuple et sur les autres suivant ses aspirations.

  25. Bonjour à tout les prétendants connaisseurs de l’histoire du Monde et L’Afrique en particulier ! Si je peux me permettre , de poser ici une question qui je pense être essentielle dans l’évolution de l’humanité . Qui sommes nous ? Pourquoi sommes nous là ? Pour qui et pour quoi vivons sur terre ….? Évoluions nous vraiment ? Ou régressons nous ?! Réflexion réflexion ???

  26. C’est un sujet a réflexion car l’essentiel des sources sur histoire du Mande ont présente Soumangourou comme un tyran et Soudjata comme le libérateur du peuple mandingue alors que ce document soutient le contraire.Quoi qu’il en soit une etude historique nécessité toujours un contrôle de la véracité des sources utilises.Malheureusement en Afrique les historiens sont confrontés aux confusions notées au niveau des sources orales car certains griots déforment l’histoire a la guise de leur maitre.

  27. Nous aimerions connaitre l’identité de l’auteur de ce texte. C’est important. Une nouvelle approche de l’histoire de nos sociétés se développe dans toute sa complexité mais attention aux conclusions hâtives. je crois que Sunjata n’était pas plus musulman que Sumaworo et Sumaworo n’était pas plus traditionaliste que Sunjata. Leur bataille mystique n’avait rien a voir avec l’Islam. Il est toutefois vrai que de nouvelles forces politiques ont pris l’habit de l’Islam pour renverser les anciennes royautés et créer une nouvelle idéologie de la royauté. Ces nouvelles royautés avaient fait de l’Islam une justification des guerres contre de soi-disant païens pour alimenter la traite transsaharienne. L’histoire du Fuuta Tooro est une belle illustration de la lutte entre forces traditionnelles et forces nouvelles cimentées par l’Islam. Apres la chute des Jaawbe (Ja-Ogo), les Manna, tout comme les gens du Wagadu (Ghana) et plus tard le Mali, avaient organisé des razzias systématiques contre les gens du sud décrits comme idolâtres réfractaires a l’Islam. Bien évidemment tout cela n’est que de la politique et de l’économie. Plus tard la religion et le racisme ont été utilisés par les Europeens pour justifier la traite atlantique.

  28. je ne sais pas la part de vérité dans ce que tu affirmes(concernant la lutte anti-esclavagiste de Soumaoro),mais ,je suis toujours posé la question suivante:Quelle aurait pu être la destinée économique d’un empire gouverné par le roi de la forge?Peut-être la sidérurgie qui se serait développée?Peut-être les innovations technologiques qui auraient eu le pas sur les mentalité feodales ? Peut-être de nouvelles mines et nouvelles richesses qui seraient sortis du travail des hommes depuis ces moments reculés?
    En réalité ta thèse est defendable,et l’histoire est si riche en falsifications diverses que l’on ne devrait pas prendre pour verité divine les différentes légendes racontées sur tel ou tel royaume?

  29. Bonsoir à tous,
    Je lis avec grand intérêt les commentaires des uns et des autres , moi même j’ai un avis sur cet article mais je voudrais poser à l’ensemble une question :
    Que s’est t il passé entre 1222 et 1236 pour que l’on passe du Serment des Chasseurs et le rejet catégorique de l’esclavage à la charte de Kouroukan Fouga où l’esclavage est relativisé mais toléré, ces deux textes ayant été produits sous le même Homme : Soundjata Keita .
    Si quelqu’un peux m’éclairer . Merci.

    • Adler voilà ta réponse: la francophonie a financé via le CELTHO la production d’un FAUX (1236 Kurukanfuga) puis a organisé la confusion avec le VRAI (1222 Dakadjalan, La Charte du Manden):
      (LE VRAI ) le texte qui dérangeait la France parce qu’il plaçait l’Afrique en avance sur les droits humains [à savoir le Donsolu Kalikan, Serment des Chasseurs d’abolir l’esclavage, que les chasseurs parviendront à imposer par la guerre pour en faire en 1222 la base de l’État – Manden Bassigikan, que Youssouf Tata Cissé a traduit en français par Charte du Manden],
      (LE FAUX ) la création en 1998 par un atelier financé par la francophonie à Kankan, d’un équivalent du Code Noir français (le code esclavagiste produit par l’État français en 1685), ce qui permet à la France de refuser les demandes de réparation, en disant que tout le monde était esclavagiste et qu’elle ne doit donc rien à personne.

  30. Je ne suis ni surpris ni impressionné par cette version de l’histoire de Sundjata Keita. Toute histoire résultant d’une guerre a deux versions :celle des vainqueurs et celle des vaincus. Toutes les religions du monde étaient ou son esclavagistes. Les trois grandes religions monothéistes sont encore les pire car elles justifient l’esclavage par la malédictions des fils de Cham par son père Noé. Les juifs, les chrétiens et les musulmans n’ont pas changé les écritures dites saintes qui contiennent encore des idées esclavagistes. Les pays comme le Ghana et le Bénin fortement chrétiens ont subi aussi l’esclavage des européens et non des arabes quoiqu’ils sont tous esclavagistes européens et arabes.

  31. Évidemment que j’ai toujours contesté le système de Caste et esclavagiste qui se perpétue au Mali jusqu’à aujourd’hui. Pour le faire passer facilement, on parle de sinangouya. Mais dans ce sinangouya, il y a tjrs un sentiment de supériorité d’un côté sur l’autre. On dirai que je n’attendais que cet article pour me convaincre de mes doutes sur cette histoire qui blâme un perdant au profit d’un vainqueur. L’histoire récente nous révèle ce qui est dit d’un ancien président de la place, parce que tout simplement il s’était opposé à un vaste empire et réseau de dominateur économique. Quant à l’histoire du Manding, le récit de cet article nous révèle néanmoins qu’il y a eu des vérités cachées durant des siècles. Un intervenant l’a dit en ces termes : Comment un puissant roi dont le royaume a fait du génie autant mystique que technique se retrouve brusquement plus bas que terre avec toute sa descendance et ses concitoyens ????????? Je retient ces points suivant comme sujet d’analyse et qui me manquait pour vérifier mes doute sur l’histoire du Mandingue telle que vue jusqu’ici : L’importation ou l’imposition de l’islam par Soundiata / l’esclavagisme qui a été perpétue en partenariat avec les arabo-musulmans / La résistance contre l’esclavage par homme qualifié de tirant, d’animiste, de méchant sanguinaire et de toute sorte / La vraie cause de la mort de Soundiata / assujettissement soudain du vaillant peuple du Sosso. Une analyse profonde de tout cela peut à mon avis prouver que l’histoire a été écrite et déformée en grande partie par les vainqueurs. M. NIARE, vous êtes à remercier bien que votre version manque d’illustration et de preuve mais à la lecture, les questionnement retrouvent leur réponse dans ton article lui même. rien qu’à lier cause et effet, on peut constaté une part de vérité. Je vous conseillerai d’en faire un article scientifique éprouvé d’argument et de preuve et vous serez au rang de CHEICK ANTA DIOP qui a contredit des siècles de vérité admit par d’autre chercheur. Du courage.

  32. Une chose reste indéniable et certaine, l’Histoire de toute région de l’Afrique ne commence pas par l’Empire du Mali et encore moins par Soundiata Konate ou Keita. Malheureusement, L’Islam est une grosse épine dans le pied d’une Afrique dont la démarche sera toujours déformée et toujours douloureuse.

  33. MORIKE
    L’histoire peut être considéré aussi comme un diffuseur de dynamique culturelle. Elle conjugue dans son lie les événements marquants et donne des solutions séculaires qui édifient les bases socioculturelles de l’humanité.
    Ce que dit ton texte mon cher Niaré participe de l’ouverture de l’esprit critique certes, d’ailleurs nécessaire au changement d’une vision assez dogmatique de la lecture de l’histoire chez pas mal d’intellectuels africains. Mais, mais tu oublis fondamentalement que toute histoire devenue séculaire est un mythe avec sa part de vérités et de mensonges, un ensemble de faits sociaux jalonnés d’ententes ou de mésententes, de paix et de guerres nécessaire à la survie de l’espèce humaine. D’ailleurs une histoire sur les bases de l’oralité séculaire à plus d’impact culturel que celle écrite par quelques témoins. La première est sociale populaire et l’autre est élitiste. C’est pourquoi l’histoire de l’Afrique est une conjugaison socio-culturelle de chaque moment et de chaque individu. Le « sannankouya » qu’il soit de kouroukanfouga ou d’ailleurs n’est même pas du domaine de l’histoire mais de celui du social de tous les jours. Certains n’ont pas compris que l’histoire est autrement jouée chez d’autres peuples, ceux qui pensent que l’Afrique n’a pas d’HISTOIRE. Le refus de comprendre autrement l’Autres. Alors ne tombons pas dans ces travers, nous avons une histoire autrement, point.
    Votre article est analysable comme un effet de la « métacolonisation »: une auto domination de soi par la simulation virtuelle du système… un design de la nouvelle colonisation non plus par un accaparement physique des espaces mais par un conditionnement mental de la reproduction du même.